Les usages de la voyance

Les principes de la voyance gratuite :

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Aujourd’hui, dans l’état actuel de ce que nous en comprenons, la voyance est bien une faculté de perception, comparable au fond à ce que nous appelons ordinairement l’« intuition ». Que cette faculté permette des résultats beaucoup plus précis et beaucoup plus étonnants que ceux que nous avons l’habitude d’attribuer à l’intuition dit seulement la puissance d’une telle capacité naturelle quand elle est correctement reconnue, actualisée, développée, entraînée, protégée et nourrie. Rien de magique ni de surnaturel ; seulement une possibilité de l’être humain. D’ailleurs, les voyants ne sont pas des martiens, ils ne sont pas génétique- ment modifiés, ce sont simplement des hommes et des femmes comme vous et moi.
Comme il s’agit d’une faculté de perception, il s’agit donc d’une faculté de discernement. À quoi sert en effet de voir, de sentir, de goûter? Percevoir sert à se situer, à comprendre, à s’ajuster au moment présent, à éviter ce qui nous est nuisible, à s’approcher de ce qui fait sens pour nous, à mieux se représenter les situations. Si les facultés de jugement – la pensée et le sentiment – nous servent plutôt à évaluer les situations, à les classer, à les hiérarchiser, à poser nos préférences, l’intuition ou la voyance n’ont donc sans doute d’autre signification naturelle que de nous aider d’abord à mieux gérer le moment présent. La voyance n’est ainsi pas un phénomène de foire. La nature ne fait manifestement rien « gratuitement » et elle ne nous aurait pas dotés d’une faculté superflue. Ce n’est pas non plus une sorte de super pouvoir. Les voyants n’ont pas percuté de météorites, ils n’ont pas été irradiés. Les plus inspirés parlent simplement « d’une faculté de l’âme ». La voyance nous permettrait ainsi – directement, par l’intermédiaire de supports, sinon par le « canal » de quelqu’un de plus « ouvert » que nous – de mieux appréhender la réalité qui nous environne à un instant donné.
Pour nous, et contrairement à une représentation classique, la voyance n’est donc pas dédiée au futur, mais bien d’abord au présent. Même si la voyance peut nous donner des indications sur ce qui pourrait se passer ensuite, elle sert d’abord et avant tout à récupérer dans le présent des informations dont nous avons besoin, mais que nous ne savons pas capter, ou que nous ne savons pas interpréter parce que nous n’avons pas actualisé la faculté correspondante, ou surtout, le plus souvent, parce que nous sommes trop concernés par ce qui est en jeu pour en faire seul une lecture correcte, aveuglés que nous sommes par nos propres préjugés. Les voyants eux-mêmes ont d’ailleurs du mal à lire ce qui les concerne personnellement, quand leurs propres peurs, leurs désirs, leurs émotions sont par trop présents.
La voyance est ainsi une faculté d’information directe. Rien de moins, rien de plus. Que ces informations puissent nous rassurer quand elles sont positives ou conformes à nos attentes, c’est bien, mais la voyance n’est pas en soi une fonction de réassurance. Que ces informations puissent éclairer le futur, c’est également souvent le cas, mais si le futur n’est encore qu’une probabilité, alors l’essentiel n’est pas là non plus. L’important n’est pas ce qui va se passer, qui n’a pas encore eu lieu et qui nous échappe encore, mais ce que nous faisons, ici et maintenant, pour être aussi juste que possible dans les situations que la vie nous propose.
Consulter un voyant, tirer le Yi Jing ou les runes, c’est d’abord accéder à une meilleure lecture, à une « vision » plus précise de là où nous en sommes par rapport à une question donnée, de ce qui se joue, de ce qui se trame, en nous et hors de nous, à notre insu ou non. C’est pourquoi la voyance accroît notre liberté ; elle ne la réduit pas, elle ne nous aliène pas. Dans un acte de voyance, votre liberté n’est pas en jeu, bien au contraire, sauf si vous vous en dépossédez vous-même en vous remettant aveuglément à celui qui est en face de vous. N’est-ce pas en effet le propre d’un être libre, conscient, actif, mature, que de collecter au préalable le maximum d’informations pour prendre les meilleures décisions possibles ? Un homme d’affaires expérimenté ne lance pas une société sans étude de marché préalable, il ne rachète pas une entreprise sans un diagnostic détaillé, même si son flair lui dit déjà dans quelle direction il peut s’engager. De même, un navigateur expérimenté évite de prendre la mer sans consulter la météo, même si son expérience lui permet de pressentir l’évolution du temps en observant lui-même le ciel, le vent ou les oiseaux.

Pourquoi en serait-il autrement de nos propres décisions, personnelles ou professionnelles ? Pourquoi ne pas utiliser la voyance pour gagner du temps, de l’argent, de l’énergie, de l’efficacité, de la sérénité, en s’assurant de prendre des décisions justes au moment opportun ?